Philippe, Le Jacquet

Instruments


Présentation de nos instruments...

Vielle à roue

philippe jacquetAu Xe siècle, l’abbé Odo de Cluny donna des instructions pour la fabrication de l’organistrum.
À cette époque et jusqu’au XIIe siècle, l’instrument était joué par deux personnes. À partir du XIIIe siècle, la vielle est devenue portative. Elle était tenue grâce à un baudrier (ceinture) et pouvait être jouée par une seule personne.
Au Moyen Âge, la vielle à roue était aussi appelée : lira, cyfoine, armonie, sinfonie, chiphonie…

La vielle a roue comme on la connait aujourd'hui existe, semble-t-il depuis le XVème siècle. C’est un instrument en bois formé d’une caisse de résonance, d’un clavier et d’une roue actionnée par une manivelle. La roue sert d'archet, frotte les cordes et les fait vibrer, ce qui produit le son.

Plusieurs types de cordes existent sur une vielle à roue : les bourdons, les chanterelles et la cigale. Le bourdon produit toujours la même note, il donne la tonalité générale et sert d’accompagnement, la chanterelle produit la mélodie (c'est la corde qui chante). La cigale est un bourdon très fin qui, à chaque percussion de la main sur la manivelle, va produire un petit "zip" au moyen d’une petite pièce de bois qui vibre sur la caisse.

La main qui court sur le clavier agit, sur les chanterelles pour produire la mélodie. L'autre main, en percussion sur la manivelle, agit sur la cigale pour produire le rythme.
Une mélodie, un accompagnement, une rythmique et la vielle à roue devient un véritable "instrument-orchestre".

Cet instrument é à été fabriqué par Philippe Mousnier (vous trouverez ses coordonnées dans la page des "Partenaires" de ce site).

Gaïta

philippe jacquetC’est le nom donné à la cornemuse traditionnelle de Galice ( la Bretagne espagnole). Une cornemuse est un instrument à vent constitué d’une poche (traditionnellement en peau de chèvre), d’un ou plusieurs bourdons, d’un hautbois et d’un porte-vent. Ce dernier sert à gonfler la poche qui va alimenter en air les bourdons et le hautbois. Ce système permet d’avoir un souffle continu. De la même manière que pour la vielle à roue, les bourdons ne produisent qu’une seule note et accompagnent la mélodie jouée sur le hautbois. Non content de jouer le mieux possible la mélodie sur le hautbois, il faut surtout garder une pression constante dans la poche. Ceci demande beaucoup de pratique.

La cornemuse est un instrument qui demande souvent dix à quinze minutes de jeu et de réglage avant de pouvoir donner le meilleur d’elle-même.

Clairseach

philippe jacquetLe clairseach ou harpe bretonne (ou gaélique) n’est autre que la harpe celtique ancienne à cordes de bronze, jouée au Moyen âge par les Bretons et les Gaëls. le modèle que je possède s’appelle un « Cruit ».
C’est une petite harpe gaélique médiévale 21 cordes de bronze (trois octaves), basée sur les proportions de la Queen Mary Harp réduite, pilier suggérant la forme du saumon à deux têtes.
Charmant instrument portable, authentique, avec la qualité de son du saule et le même soin apporté aux finitions et à toutes les parties métalliques.

Les cordes espacées de 11 mm nécessite de jouer avec les ongles avec une technique très particulière et très différente de la harpe celtique actuelle.

Nombreuses utilisations : instrument d'étude, de voyage, d'accompagnement, de musique médiévale...

Pour tout approfondissement, consulter le site internet d'Hent Telenn Breizh : La voie de la Harpe Bretonne (voir page "Partenaires").

Psaltérion à archet

philippe jacquetL'origine de cet instrument de forme triangulaire est récente. C'est une version modernisée du psaltérion médiéval qui se joue sans archet. L'étymologie se rapporte à son utilisation : l'accompagnement des chants de psaumes.

Le nombre de cordes est de 36 (3 octaves), accordées chromatiquement. Le jeu se fait au moyen d'un archet. Sa sonorité lui permet de s'insérer dans des groupes de musique moyenâgeuse et Renaissance. Nombreux sont ceux qui l'ont adopté, bien qu'il ne soit pas réellement de cette époque.
Le son est très "aérien" et résonne parfaitement dans les églises.




Vielle à archet

philippe jacquetLa vielle à archet est apparue au XIIe siècle, elle a toujours été considérée comme un instrument noble, nécessitant un instrumentiste extrêmement habile. La première description détaillée de la vielle à archet vient du dominicain, Jérôme de Moravie, ayant vécu au XIIIème siècle. Il la décrit avec cinq cordes mais les représentations de la vielle à archet sont diverses et variées. Certains écrits et représentations graphiques ne lui donnent que trois ou quatre cordes.

Cithare hongroise

philippe jacquetL'origine exacte de la citera hongroise est inconnue. Le nom "cithare" existe depuis le 16e siècle mais les premières descriptions de l'instrument datent seulement de la seconde moitié du 19e siècle. Il n'existe aucune description de la citera hongroise auparavant.

La citera fut très populaire durant la seconde moitié du 19e siècle ainsi qu'au début du 20e siècle. Sa popularité est en hausse depuis une trentaine d'années.

Dans le passé comme aujourd'hui, la forme de la citera est extraordinairement diversifiée. Quand ce n'était pas encore un instrument très compliqué à jouer, la citera était fabriquée " à la maison" par des artisans adroits.

Flûte traversière en bambou

philippe jacquetFlûte traversière en bambou (tonalité de Do) fabriquée Sur le modèle du Tin Wistle (flûte en métal irlandaise). Le doigté est identique et le son est plus doux. Cet instrument permet de créer des ambiances (pour les contes) à la fois douces et chaleureuses mais aussi joyeuses et dansantes.